ITW croisée des frères Lund

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ITW croisée des frères Lund

Message  Equipe d'Administration le Jeu 7 Avr - 1:06


Les frères Lund, vikings du BO (1)


Le Biarritz Olympique profite de l'abattage de ses vikings, Erik et
Magnus Lund, devenus indispensables au pack du BO. (Maxppp)









A la veille du quart de finale de H Cup entre Biarritz et Toulouse
dimanche, à Anoeta, Rugbynews.fr a choisi de vous emmener à la
découverte d’une fratrie peu commune. Ils sont Norvégiens et évoluent
tous deux sous le maillot biarrot, Magnus Lund, rejoint cette saison par
son frère Erik, et tous deux font le bonheur du club basque. Premier
volet aujourd’hui de l’interview croisée du chevelu et du barbu du BO.






Magnus, vous et votre frère êtes mi-norvégien, mi-anglais. Pourquoi
vous être orientés vers le rugby ? (sport roi en Angleterre, mais pas
tout à fait en Norvège…)

Magnus Lund : A l’école, le rugby
était le sport le plus populaire.


Vous avez touché vos premiers cuirs à l’âge de…
ML :
10, 11 ans. Erik aussi. Nous avons beaucoup joué au basket également.


Vous avez hérité ce goût pour le sport de vos parents ?
ML
: Mon père a joué au basket lui aussi, il jouait pour la Norvège. Il a
beaucoup joué aussi en Angleterre, mais n’a jamais été pro. Et ma mère
n’a pas été sportive de haut niveau, mais elle est extrêmement active.


Il semblait donc inévitable pour vous de tomber dans le sport ?
ML
: Oui, je pense (sourire). Comme nous habitions à la campagne,
nous étions tout le temps dehors, donc…


Pourquoi être venu en France ? Et pourquoi Biarritz ?
ML
: J’ai joué à Sale, ai vécu 7 ans là-bas, et je n’avais pas vraiment
envie de jouer ailleurs en Angleterre. Biarritz m’a fait une
proposition, je savais que c’était un endroit pas mal du tout, et que
l’équipe avait beaucoup d’histoire en championnat et en H Cup, ça m’a
donc vraiment intéressé.


Erik Lund : "D’après Magnus, Biarritz était un
endroit fantastique où vivre…"

Vous n’avez donc jamais été tenté de retourner dans un club
britannique.

ML : Non. J’étais content d’avoir signé à
Biarritz. Quelques clubs m’ont contacté, mais j’étais content de rester
au BO. En plus, je savais que mon frère venait. Jouer ensemble, c’était
quelque chose de très intéressant pour tous les deux.


Une motivation supplémentaire ?
ML : Jouer avec lui ?
Bien sûr.


Et vous Erik ? Auriez-vous pu signer ailleurs en France, ou dans un
autre pays ?

Erik Lund : Après trois saisons, j’arrivais
au terme de mon contrat à Leeds. J’avais déjà discuté avec Biarritz
l’année précédente, car ils cherchaient un joker médical en 2e ligne.
Mais Leeds n’avait pas voulu me libérer. A la fin de mon contrat, j’ai
été de nouveau contacté par le club (R/ Biarritz est le seul club
français avec qui Erik Lund ait été en contact). Les choses se sont
faites assez rapidement. J’étais heureux de choisir Biarritz, car
c’était le club de Magnus, un gros club européen, très présent sur en H
Cup. Et d’après Magnus, Biarritz était un endroit fantastique où vivre !


Auriez-vous fait le même choix si Magnus n’avait pas déjà été présent
dans l’effectif du BO ?

EL : Ça aurait été différent…
Lorsque je jouais en Angleterre, j’ai été amené à jouer contre Dax ou
encore Castres, mais je ne connaissais pas beaucoup d’endroits en
France. Donc ça aurait été pareil pour moi de signer dans n’importe quel
club ! Bien entendu, en Angleterre, on connaît Toulouse, Clermont,
Perpignan, Biarritz… Ces grands clubs, tout le monde les connaît.


Jouer avec votre frère, était-ce un souhait, ou une opportunité ?
EL
: Les deux. Nous en avions parlé. Alors nous avions déjà joué l’un
contre l’autre, mais pas encore l’un avec l’autre.


On imagine s que vous préférez l’avoir à vos côtés… qu’en face ?
EL
: Exactement ! (sourire)


Avant de venir, connaissiez-vous déjà quelques joueurs au BO, ou pas
du tout ?

ML : Je connaissais quelques noms, mais ne les
connaissais pas personnellement.


Dans quel état d’esprit étiez-vous avant d’arriver en France ?
EL
: J’étais très excité à l’idée de venir ici. Grâce à Magnus, je
connaissais déjà un peu les lieux. J’étais venu à Biarritz juste avant
de signer. Mais j’étais nerveux également… Car la façon de s’entraîner
était différente, et le niveau de l’équipe- et du championnat de manière
générale- était bien plus élevé que ce que j’avais connu jusqu’alors.
Les Biarrots ont l’habitude de disputer la Heineken Cup, de terminer
dans le top 4 ou top 6 en championnat alors que moi, à Leeds, j’avais
l’habitude de lutter pour ne pas être relégué ! C’était donc assez
spécial pour moi, j’avais la pression. Mais j’étais excité,
définitivement !


C’était un gros challenge ?
EL : Exactement !


Quelle est la principale différence entre le rugby britannique et le
rugby français ?

ML : Je pense qu’ici, le rugby est beaucoup plus libre. Ça me
plaît, et ça correspond à mon jeu !
EL : En Angleterre, le
rugby est peut-être plus… « Scientifique ». Tout est sous contrôle. En
France, à Biarritz en tout cas, c’est plus relax. Paradoxalement, à
l’approche du match, pendant la préparation de la rencontre, je dirais
qu’il y a plus de pression sur le groupe que de pression individuelle.
Quant au rugby norvégien, c’est un rugby amateur, donc ça n’a tout
simplement rien à voir ! (sourire)


Quel est le côté le plus british de votre personnalité ?
ML : Difficile à dire ! Je ne sais pas…Je passe.
EL :
Certainement mon sens de l’humour (sourire). Oui, je pense avoir
un humour assez « british »…


Et votre côté le plus norvégien ?
ML : Mon apparence je pense ! Quand on me voit, on ne me dit
jamais que je suis Anglais…
EL : Peut-être le fait que j’aime
les montagnes, la mer etc


Dans quel secteur le BO vous a-t-il fait le plus progresser ?
ML
: Je pense que c’est plutôt dans le secteur offensif. Ici, le jeu est
plus libre. On te demande d’être capable de tout faire.


Et vous Erik ? Où avez-vous le plus progressé ?
EL : Il
faudrait demander au coach !... Disons que je m’assure simplement de
bien jouer de la façon dont le coach veut que je joue. Le style de jeu
est différent. Si le sport et le poste restent les mêmes, la façon de
jouer, elle, diffère. Il faut s’adapter. Et les matches en France sont
plus physiques. Peut-être moins techniques, mais plus physiques.


Magnus Lund : "Le style de jeu est beaucoup plus libre
qu’en Angleterre"
A quoi Magnus a-t-il eu du mal à s’habituer en arrivant en France ?
ML : Dans le rugby, comme je le disais précédemment, le style de
jeu était beaucoup plus libre qu’en Angleterre. Jusque là, j’avais joué
un rugby avec plus de structure. Il m’a fallu un peu de temps pour y
arriver. Mais aujourd’hui, ça va très bien.
EL : Magnus a forcément dû rencontrer quelques difficultés, mais
sur des détails. Il ne m’en a jamais vraiment parlé. Je pense qu’il
s’est très bien adapté.
Et dans la vie de tous les jours ?
ML : Ici, tout est vraiment différent. Les magasins ferment à
midi, plein de petites choses comme ça : quand je suis arrivé, je ne
comprenais pas pourquoi ! (sourire)
Quant à Erik, à quoi a-t-il eu le plus de mal à s’habituer ?
ML : (sourire)… Trouver un rasoir pour raser sa barbe…
EL : Ce qui a été dur pour moi, c’était toutes les démarches
administratives. Remplir tous ces papiers : c’était long… et difficile !
Ça me prenait un temps fou pour des trucs que j’aurais réglés très
rapidement en Angleterre.
Nombreux sont les étrangers à évoluer en Top 14, le BO ne fait pas
exception à la règle. De qui vous sentez-vous les plus proches ?

ML : Les joueurs Norvégiens (rires). Je rigole. Je pense qu’à
Biarritz, tout le monde s’entend bien. C’est une très bonne chose, car
chacun donne plus sur le terrain ! Alors bien évidemment, il y a
toujours des petits groupes. Mais je pense que lorsqu’on joue, on est
vraiment bien tous ensemble.
EL : Je suis très proche de
Magnus, bien évidemment, car c’est mon frère. Sinon, je dirais que je
suis plutôt proche des joueurs anglophones (surtout en début de saison).
C’est plus facile, car on t’explique en anglais ce qui se passe, à quoi
va ressembler l’entraînement etc. Mais plus j’apprends le Français,
plus il devient facile d’être proche des joueurs français. Après…
apprendre le Français prend du temps ! (sourire)


Magnus, vous déclariez qu’à la fin de la saison dernière, vous aviez
hâte qu’Erik arrive au BO. Quels sont les avantages et les inconvénients
à jouer tous les deux dans la même équipe ?

ML : Avoir deux frères dans la même équipe, je pense que ça
n’arrive pas souvent. C’est spécial… Je crois que nous sommes tous les
deux de bons mecs, donc c’est une bonne chose pour l’équipe.
EL : Heureusement, nous n’évoluons pas au même poste. Si ça avait
été le cas, cela aurait pu mettre la pression sur l’un ou sur l’autre
(en disant : regarde, ton frère fait ça mieux, ou moins bien etc). Mais
là, nous jouons tous les deux beaucoup. Nous ne sommes pas directement
en concurrence. Donc à mon avis, ce n’est que du positif pour l’équipe !
Sachant qu’il s’agit de votre première saison ensemble, a-t-elle une
saveur différente des autres ?

ML : Pas trop. Mais c’est assez drôle quand tu vois que tu as ton
frère juste à côté de toi sur le terrain !... De temps en temps, quand
tu vois qu’il fait quelque chose de bien, ça te donne plus d’envie. Et
s’il s’accroche avec quelqu’un, tu vas réagir peut-être plus que si cela
arrive à d’autres coéquipiers.
EL : Il s’agit en effet de notre première saison tous les deux,
elle est donc forcément spéciale. Après, c’est vrai que le BO a de bons
résultats. Et dès que l’équipe est en réussite, c’est toujours spécial !
Il est encore tôt, et nous avons encore du chemin à parcourir, tant en
Top 14 qu’en H Cup. Mais nous sommes toujours en course et avons encore
la possibilité de l’emporter, sur les deux tableaux, donc c’est
particulier, oui…
Vous arrive-t-il de vous accrocher ?
ML : Non, pas
encore (sourire). Et à vrai dire, je n’engueule pas beaucoup de
monde sur le terrain, je suis assez calme…


Lorsqu’on a le mal du pays, il est bon de se dire que l’on peut
compter sur la présence de son frère, non ?

ML : Oui. Personnellement, je n’ai pas vraiment eu le « mal du
pays ». C’est plutôt les amis qui te manquent quand tu es loin… Mais
c’est vrai que c’est bien d’avoir la famille ici aussi. Ça fait du bien.
EL
: Oui. Et il faut dire que c’est aussi plus facile pour notre famille :
quand ils font le voyage, maintenant, ils font d’une pierre deux coups !
Avant, quand notre père voulait nous voir, il devait prendre un billet
Norvège-Angleterre, ou un billet Norvège- France. Bref, il était obligé
de faire deux voyages pour voir ses deux fils, c’était compliqué.
Désormais : un seul vol ! (sourire)


Avez-vous une souvenir précis de votre premier match tous les deux ?
ML
: Erik s’est accroché avec un joueur de Montpellier. Ça m’a boosté
encore plus sur le terrain. Et deux ou trois minutes après, j’ai fait la
même chose… ça m’avait un peu « chauffé » ! (rires)


Erik Lund : "Je savais que, dans le Sud- Ouest de la
France, le rugby était le sport n°1"
Un souvenir de votre tout premier derby basque ?
ML : Oui. On avait perdu à la maison… Après, toute la semaine,
les gens étaient déçus… je n’imaginais pas ça avant. Beaucoup de gens
m’en avaient parlé, mais je n’y croyais pas trop. Mais c’est vrai que la
semaine qui a suivi le match, ce n’était pas facile à vivre dans la
ville… Je n’ai jamais vécu de derby comme ça en Angleterre. C’était…
impressionnant.
EL : Tout le monde m’avait dit que la semaine
qui précédait le derby était particulière. Pas un journal qui ne parle
du match quotidiennement, les coaches en parlent eux aussi tous les
jours, on avait énormément de pression… Tout le monde parle du derby,
tous les jours. Les gens viennent nous voir, et nous disent : « Vous
devez battre Bayonne
! ». Tout le monde se fiche de tout le
reste, on ne pense plus à rien d’autre qu’à Bayonne ! Lorsque nous
sommes arrivés à Jean Dauger, la foule était très hostile…


Vous affectionnez ce type de match, d’ambiance ?
EL :
Bien sûr. Que le public aille dans ton sens ou pas. Je trouve que cette
ambiance t’aide quand tu es sur le terrain, incontestablement. Cela te
donne un surplus l’énergie


L’ambiance, l’engouement du Top 14 : tout cela est-il différent de ce
que vous aviez connu outre-Manche ?

EL : Mon premier
match, je l’ai joué face à Montpellier. Le stade était plein… il faisait
beau… on a bien joué… Lorsque je suis sorti du terrain, à la 70e il me
semble, le public criait, applaudissait etc. A Leeds, ce n’était pas
pareil. Et il y a 10 jours, à Anoeta, le soutien du public était
absolument incroyable ! C’était un match très spécial…


Cet engouement pour le rugby au pays Basque fut une surprise pour
vous ?

EL : Je savais que, dans le Sud- Ouest de la France, le rugby
était le sport n°1. Je n’étais donc pas surpris, mais c’est juste
incroyable de le vivre. Et je suis heureux que ce soit comme ça !
ML
: C’est vrai que ça n’a rien à voir avec ce que j’ai vécu en
Angleterre. Manchester (Sale se situe dans la banlieue de Manchester,
ndlr) est vraiment une « ville foot ». Ici, c’est radicalement différent
: quand tu marches dans la rue, les gens viennent te parler du match,
de ce que tu fais etc. Bon, ce n’est pas toujours de manière positive.
Par exemple, si tu as mal joué, ils n’hésitent pas à te le dire ! (sourire)


Vous appréciez ?
ML : Oui. Enfin si l’on gagne… Sinon,
non ! Mais le public est vraiment très sympa. Ça a facilité notre
intégration.

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Re: ITW croisée des frères Lund

Message  Jean-Marc le Jeu 7 Avr - 3:50

Belle interview . A la lecture, ils ont l'air vraiment sympa, les frangins .

Jean-Marc
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Re: ITW croisée des frères Lund

Message  Lebearnais le Jeu 7 Avr - 6:17

Jean-Marc a écrit:Belle interview . A la lecture, ils ont l'air vraiment sympa, les frangins .
En effet ils ont l'air assez "fun" les frangins et perso je suis ravi de les avoir chez nous...

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Re: ITW croisée des frères Lund

Message  domi64 le Jeu 7 Avr - 6:19

je dirai mème plus.. ils ont l'air et la chanson! AUPA les lund's brothers cheers cheers super1

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Re: ITW croisée des frères Lund

Message  Rico le Jeu 7 Avr - 7:57

Des mecs sains, pas compliqués, sympas. Esprit rugby, esprit BO. Bravo !

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Re: ITW croisée des frères Lund

Message  albatross le Jeu 7 Avr - 15:26

Rico a écrit:Des mecs sains, pas compliqués, sympas. Esprit rugby, esprit BO. Bravo !
Ben heureusement qu'ils ont l'air sympa, car avec leurs gabarits... Very Happy

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Re: ITW croisée des frères Lund

Message  Archiball le Ven 8 Avr - 8:13

oui sympa mais un peu trop, le barbu j'aimerais bien qu il ventile un peu...

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Re: ITW croisée des frères Lund

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